pourquoi ce sentiment contrasté en sortant du théatre de la ville ? pourquoi cette fois je n'ai pas traversé la seine en chantonnant sautillant ?
ce n'est pas parce que - comme certains semble-t'il / lire l'article de Rosita Boisseau paru dans l'édition du 08.06.07 du Monde - je me suis demandé quand est-ce que ça danse, pas non plus parce que, comme il est écrit très justement dans ce même article Bandonéon étire le temps comme du chewing-gum, ni enfin par un rejet de principe de la répétition de certaines scènes... alors quoi ? parce qu'il y en a une, de scène, que j'aurais préféré ne pas voir 2 fois effectivement tellement elle me met mal à l'aise mais après tout ce malaise est certainement plein de sens (he he he mais laquelle donc ? brrr ça m'énerve de bloquer à ce point
dessus je ne comprends pas je ne comprends pas j'aime pas ça j'aime pas
ça du tout)... parce que la gravité l'emporte sur le rire et efface ces scènes de leçon de choses footballistiques, d'applaudissements systématiques symétriques enchevétrés et répétés, de récitation inachevée... parce que ce malaise efface presque le plaisir de retrouver cette compagnie, ces voix (cette voix !), ces visages, dominique, pascal, ces talons... parce que oui je préfère quitter la salle au son de all the world is green le sourire au lèvres, simplement... ahlalalala décidément Bandoneon est d'une force étrange.
photo : Une scène du spectacle chorégraphique de Pina Bausch "Bandonéon" (1980) repris au Théâtre de la Ville à Paris. sur lemonde.fr.
textes et dessins 



















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