mais dans quel lupanar...

Quartett2_1muriel mayotte en panty et françois chattot en shorty, leurs voix, les corps, ce texte jubilatoire : un remarquable travail d'acteur comme dirait l'autre, sauf qu'en vrai et du premier rang de cette joyeuse bonbonnière du conservatoire c'est un immense moment de théatre comme j'en vis rarement de fait ma fréquentation des théatre étant très limitée mais comme même le plus assidu doit en vivre rarement c'est sûr en vérité je vous le dis (même si saisons reste perplexe). émotion de la dernière représentation en bonus.
paradoxe apparent : même à ce point incarné, le texte d'heiner müller n'en paraît que plus indépassable à voir et à revoir dans toutes les interprétations imaginables.
et pourtant... dans sa critique de la mise en scène de bob wilson à l'odéon pour le Monde fabienne darge écrit : plaquer dessus un univers préétabli et reproductible (ou ailleurs travailler le texte comme une matière purement sonore) est-il vraiment plus intéressant que de travailler cette matière de façon organique ? envie de répondre non a priori et de garder ce chaud souvenir de celle de matthias langhoff, plus rare, plus risquée mais si seulement le risque pouvait payer de temps en temps ? me myself et moi je préfère ne pas être convaincue par les vidéos de langhoff que me morfondre devant isabelle huppert et son vieux valmont maigrichon.

voici venu le temps de l'abonnement...

Theatredelaville... au théatre de la ville !
pour nous ce sera :
*Quartett de Heiner Müller parce que cette pièce est incontournable ! (je crois qu'elle est aussi jouée à la réentrée à l'odéon, rénové, non ? pas nécessairement dans le même style...)
*daniel larrieu pour lui donner une nouvelle chance... tellement décevant il y a +/- 3ans, alors que tellement chouette l'année précédente au palais-royal !
*akram khan, the découverte de cette année
*l'oratorio d'aurélia par une fille chaplin qui m'a tout l'air de pétiller
*peeping tom, rien que pour ce titre - mes suédois préférés l'ont souvent utilisé récemment mais j'ai oublié ce que ça veut dire !?
* josef nadj par fidélité même si je me suis ennuyé ces dernières années
*michelle anne de mey, la cops d'anne thérésa évidemment
*wim vandekeybus (je ne sais plus pourquoi je lui redonne une chance après ses auto-flagellations sanguinolentes de l'année dernière ?...)
*maguy marin, même si...
*atdk 1er programme, indispensable même si...
*ikeda/verdonck/platel, essentiellement parce que ikeda de rosas
*pina bausch, la création of course !
le tout généralement en premier choix les samedis soirs pour cause de baby sitting plus facile et de rique un peu moindre d'endormissement ;)
et vous ?

double deux / pour une sieste aux ursulines

Gilles_jobin_double_deuxvendredi soir donc, indispensable virée à montpellier danse, limitée au strict minimum cette année : double deux de gilles jobin - découvert là même l'année dernière.  expressément au premier rang, légèrement en contre-bas de la scène et, pas mal de place n'étant pas vendues, seuls au milieu de 3 premiers rangs vides - manifestement ces places sont déconsidérées... ils ne savent pas ce qu'ils perdent ;)
toujours ce côté organique animal près du sol - particulièrement saisissant du premier rang, oui oui justement - un look typique stylé danse contemporaine je superpose mais ici tendance 80's étonnant plutôt que débardeur troué et collants coton violet... un air merce cunningham pour les gestes tendus, un air john cage pour le son... le tout sur un rythme accéléré - comme il est dit ici - un peu trop uniformément rapide selon moi... sauf que cela ne m'a pas empêché de m'assoupir, oui encore ;) - dans les 2 cas, ça n'était pas désagréable et surtout pas signe d'ennui ou désintérêt ! simplement sommeil et tranquille, et tant pis si je suis repérée comme "la dormeuse du premier rang" !

rough cut / pina bausch

Rough_cuton retrouve les grands les petits les blonds les bruns les cheveux nécessairement longs les robes nécessairement longues... cette année en ballade en corée du sud pour des sourires persistants et des arabesques douces... un moment incroyable de danse avec des bancs - ce qui change de la mythique chaise de merce, plus ironique ! -, ou encore ce danseur qui vole vers son oreiller... d'ailleurs il m'en aurait bien fallu un parce fatigue = j'ai raté quelques stücke dont celle ci-contre au masque... un final corps à corps sur air de rengaine avant encore des courses dans tous les sens... c'est moi qui projette ou ils courrent particulièrement cette année ?!
(sur le site de pina bausch et sur wikipedia)

de marées lasses

Sacha_waltzce samedi soir : sacha waltz - gezeiten / les marées - au théatre de la ville.
je craignais de m'y énerver, supportant rarement les allégories (ma pire expérience en la matière : Rhinocéros de Ionesco, eh oui), je m'y suis ennuyée : de beaux morceaux de danse dans la première partie - même si je suis très vite génée par cette sensation d'avoir affaire à des danseurs qui ne respirent pas - sauf dans les moments sautés, bien obligés - or moi j'aime entendre la danse pendant que je la vois ! (au fait : pour gilles jobin je serai au milieu du premier rang des ursulines, comme d'hab, j'adoooooooore)
et puis les scènes se théatralisent, pourquoi pas...
et puis les scènes se vident, s'abstractisent, se je ne sais quoi, je me dis que décidément je devrais peut-être lire ce bouquin sur la non-danse et surtout le m'ennuie...
d'autres avis ?

les 4 mecs d'avant

je n'avais rien vu d'aussi intelligemment sensible, drôlement politique et magnifiquement dansé !!! j'aurais dû me douter qu'un jour je verrai sidi larbi cherkaoui himself faire des claquettes... mais quant à l'imaginer en boysbander de charme !!! avec toujours ce chic pour danser des doigts et du regard... beau boulot de 4 mecs qui s'aiment, s'emmêlent, tournent en dérision l'essentiel... jusqu'à ridiculiser définitivement l'autre pisseuse : c'est tellement bon qu'on s'en lave les mains ;) à voir absolument - en espérant que ça tourne encore : ça fait quand même 4 ans que ça dure... (voir aussi chez flop)
D_avant_sidi_larbi_cherkaoui

gilles jobin à montpellier danse

parce que c'est gilles jobin, le chorégraphique suisse qui monte - que j'ai découvert l'année dernière à montpellier, parce que c'est cour des ursulines (alors que anne teresa de keersmaeker sera au corum, ce qui fait perdre beaucoup de charme à la chose), parce que c'est le 30 juin, veille d'un week-end que je passerai tranquilement au soleil et à la piscine (non, je ne vous dirai pas quelle piscine, je me garde cette 25 mètres en plein air pour moi toute seule !).
le site de montpellier danse (belle affiche, comme d'hab)
Gilles_jobin

le vide et le plein / preljocaj et cage

Vibro_canardpreljocaj hier soir au théatre de la ville : la première partie est fabuleuse joyeuse. le dress code est très abesses-oriented (je veux la même culotte avec un bon gros canard devant ET derrière !), autrement dit "les dessous-fripes". la danse est parfaite (des glissés ou sautés façon merce cunningham). les sourires, contacts et jeux de jambes disent le même second degré que la prestation de john cage qui en est l'illustration sonore. où il se fait traiter d'assassino (version 74 du coglione ?!). prestation qui se transforme en co-création, la participation du public se faisant plus joyeuse - du moins c'est comme ça que je l'ai entendu. et j'adore ne serait-ce que le son de l'enregistrement en plein air - qui me rappelle la cour des ursulines de montpellier danse.
lire la critique de libé qui dit très justement "On y découvre une facette du chorégraphe-directeur du Centre chorégraphique national d'Aix-en-Provence, qui signa des grosses productions (telles N ou les Quatre Saisons) qui nous firent ni chaud ni froid" - l'été dernier, les 4 saisons dans cette cour justement me désolai désolai désolai...
ci-dessous monotype par john cage

Cage_variations_3

lire aussi le flop enthousiaste !

Alain Platel - les ballets C de la B - vsprs

au fil de mes vagues réflexions pendant la soirée : ça tressaille, tressaute, tremble, trépigne, convultionne... parfois se libère... un magnifique solo puis duo sur les mains - les danseurs se cherchent du bout des orteils -... je me rappelle, au son de Monteverdi - les vêpres de la vierge -, que la religion me paraît un truc valable dès lors que ça dit "c'est en donnant qu'on reçoit"... la chorégraphie comme savant équilibre entre singularités et groupe... ici, il y a le 1, le 2 et le plusieurs - qui peut être une mini-foule hystérique comme une cordée solidaire. J'en viens à me dire que dans ce groupe là, aucune différence - voire caractère purement exceptionnel - ne justifie d'une quelconque supériorité... beauté et limite de l'utopie... jusqu'à ce qu'ils se branlent... et re... et là je passe en mode "qu'ils jouissent et qu'on en finisse"...
les ballets C de la B (photo tirée du site, à voir absolument)
Cdelab

Danse et non-danse

Danse_contemporaine_non_danseAttirée par cette couverture évidemment - Anne Teresa de Keersmaeker*, évidemment !

si je résume avec mes mots : 25 ans d'histoireS de danse pour tâcher de décrypter comment on en arrive à la nudité quasi-systématique et gratuite - sans parler de la pisseuse de Jan Fabre -, à de la vidéo sur scène idem (à l'exception notable de l'âne de Sidi Larbi Cherkaoui qui n'avait pas été invité "en vrai" aux abesses)...

de ce que j'ai parcouru, je crois bien que je vais y lire des choses pour mieux cerner cette limite entre la non-danse qui questionne la danse et celle extrémiste façon intégriste (qui n'accepte pas la contradiction)

et puis aussi pour le plaisir des photos, pour croiser Bagouet ou Cunningham évidemment et aussi des références qui me plaisent (l'improbable d'Edgar Morin)... Dommage que la maquette ne soit pas à la hauteur...

(voir aussi sur ce blog)

*FASE sera sur arte samedi 11 à 23h05 - Four movements to the music of Steve reich par Anne Teresa de Keersmaeker et avec Michèle Anne de Mey. Le disque dur va chauffer !!!!!!

to tap or not to tap (dance)

Au 21 de la rue keller (paris 11è), le spécialiste des claquettes : chaussures, fers, DVD, etc. et les cours de Victor Cuno - Et bien le mercredi à 13h00 (avant d'aller au Pause Café, à l'angle de Charonne) on peut entrevoir le cours pour enfants. A partir de 5 ans. Swing garanti (pas nécessairement « easy » though...)
William_forsythe_opera_de_paris
A l’opera de paris, du 6 au 16 février, William Forsythe. L’affiche est belle, les titres au programme sont beaux : approximate sonata, the vertiginous thrill of exactitude (surtout celui là !) et artifact suite. Forsythe écrit, dans Ligne8 : Je fais des séquences. Je travaille par petits morceaux. Je compose avec les danseurs une phrase puis, comme dans le traitement de texte sur ordinateur, je change des mots, j’insère des fragments, en enlève d’autres. J’assemble simplement des éléments. Pina Bausch parle aussi de quelque chose qui se rapproche du collage pour comproser ses stücke, les biens nommés...

pop life et autres coups de coeur au Centre National de la Danse

Pop_lifeLe Centre National de la Danse dévoile les Coups de coeur du groupe de programmateurs à qui il avait demnadé de retenir le spectacle de la saison qu’ils souhaitaient revoir, faire découvrir et partager au public.

Je cite le CND pour la beauté de la démarche :

L’origine des coups de coeur se trouve à l’intersection de deux préoccupations. D’une part la nécessité d’être plus réactif par rapport à toutes les créations qui voient le jour entre avril et décembre, soit trop tard pour la saison naissante, et encore trop tôt pour celle qui suivra. D’autre part, la volonté de donner la responsabilité des choix à d’autres, poursuivant ainsi la démarche des cartes blanches données à des artistes ou des personnalités (...). Nous avions dès 2001 constitué un groupe de réflexion autour de la création au CND, composé de jeunes programmateurs ou producteurs qui se sont engagés à suivre la programmation, principalement les créations en résidence. Ayant une bonne connaissance des possibilités offertes par nos studios publics (nous n’avons pas de salle de spectacles...), doublée de leur expérience et leur indépendance en matière de programmation, ce sont eux que nous avons chargé de nous faire découvrir et partager leur coup de coeur. Nous avons joué le jeu jusqu’au bout, attendant patiemment jusqu’à la veille de Noël, vérifiant aussitôt la disponibilité des compagnies, la faisabilité technique pour engager la communication et la mise en oeuvre en un temps record. Une belle surprise pour les compagnies retenues, pour nous, et bien sûr pour le public, dont une bonne part nous avait fait confiance, achetant des billets à l’avance, sans rien savoir d’autre que la date de l’événement et l’idée qui allait l’animer.

Photo : Pop Life / Nasser Martin-Gousset © Eric Vigier
et à ce propos : Le solo Pop Life de Nasser Martin-Gousset, où la danse répétitive et “minimaliste” entre en dialogue avec la culture musicale populaire, est une parole intime sur les états de solitude. M.-C. Vernay dans Libération, 3 juin 2005

Moi, ça me donne envie d'aller à Pantin...

C'est vendredi 10 et samedi 11 mars à 20h30
Centre national de la danse - 93 Pantin

Once

Atdk_once(photo capturée sur Ballet Magazine)

D'Elizabeth Murray à Kiki Smith...

Elizabeth_murrayAu départ, l'article de Libé aujourd'hui à propos des chorégraphies de Trisha Brown au Palais Garnier, dont  Present Tense, créée en collaboration avec Elizabeth Murray (Ici, le même programme cet été dans Central Park summerstage)
Avant, une affichette qui datait de plusieurs années, remarquée derrière une porte vitrée d'une boutique de l'upper east side à NYC en novembre.
Le lendemain ou le soir même, l'expo au MoMA et, je crois au même endroit, la lecture d'un texte ou bien était-ce une vidéo ?, qui me laisse l'image d'une femme impressionnante, un vrai caractère. Mais pas grande sensation quant à sa peinture...
Alors ce soir, quelques recherches à propos d'Elizabeth Murray m'amènent à greene street, et au site de cette galerie, Pace Wildenstein, qui accueille aussi Kiki Smith.
Kiki Smith dont Lilith (si vous devez ne cliquer que sur 1 lien, c'est celui-ci !!!) m'avait tellement impressionnée il y a 2 ans à NYC (elle aussi, je l'avais dessinée dans un petit moleskine, mais je vous épargne ça...)
Kiki_smith
Images capturées sur le site de Pace Wildenstein. Sur la première, j'aime beaucoup la position de cette personne, tout près du tableau. c'est physique...
(et j'assume le caractère "pur survol" de cette note du soir, bonsoir !)

long life arte !

Ce soir sur arte, 3 variations autour de Copelia, où l'on retrouve d'ailleurs Maguy Marin, plutôt bien inspirée à l'époque...
Dimanche prochain, ce sera au tour du Lac des cygnes, dont 3 adaptations étaient/sont on stage those days. Je n'en verrai aucune, et vous ? Je regarderai mes 15 minutes d'arte...
Quoi qu'il en soit, une ballade sur arte-tv.com et je découvre une foisonnante vidéothèque / danse ! et amstramgrampicetpicet... Bagouet au son de la cabrette !! plein plein plein de vidéos à découvrir...
Bagouet

A propos d'Umwelt / Maguy Marin

Dans sa critique pour le Théatre de la Ville, Gérard Mayen cite Beckett : Trouver une forme qui acccompagne le gâchis, telle est actuellement la tâche de l’artiste. Considérant cela, peut-être peut on trouver un sens à Umwelt, de Maguy Marin.
Dans ce sens, on a pu entrendre sur France Culture :
Le geste chorégraphique de Maguy Marin est radical, en cela qu'elle pose une seule question : quel est le sens de ce défilé incessant et unidimensionnel ?
 En restant derrière leurs miroirs, en se présentant la plupart du temps de dos, les interprètes de Maguy Marin refusent la dictature du spectateur.
On peut lire dans l’huma :
Les danseurs se déplacent au sein d’un territoire réduit. (...)Mis sous contrôle du décor qui les oblige à se mouvoir à l’étroit, ils sont encore soumis à des accessoires, lesquels conditionnent l’action : pomme, cigarette, paquets, vêtements, quartier de viande, etc.
Éternel retour du pareil au même, en somme, cette pièce nourrit la folle ambition de représenter un morceau de l’universelle culture dans son sens le plus commun.

Dans le Guardian :
These fragments repeat and accumulate until everything becomes equally banal, pointing a gun or dandling a baby neither more nor less significant than counting money or dropping a book.

Est-ce encore mon optimisme béat qui me joue des tours et m’interdit d’aller dans le sens d’une vision du monde / de l’art à la Beckett ?
Quoi qu’il en soit je m’y tiens et me refuse à intellectualiser, pour le sauver, Umwelt.
Dans Umwelt, hommes et femmes mangent pomme, sandwich, yaourt, portent lapin ou carcasses, montrent leurs fesses ou se branlent (là uniquement des hommes en imperméable : et on voudrait me faire croire qu’il s’agit d’autre chose que d’une accumulation de clichés entrecoupés de saynètes qui se veulent surréalistes parce qu’absurdes ?), portent à bout de bras un bébé pour ensuite le balayer d’un coup de pied... Si misère du monde il y a, Maguy Marin n’en dit rien qui puisse avoir un quelconque effet politique.
Hommes et femmes jettent canettes, trognons de pomme, un seau de gravas, puis deux puis trois sur ce devant de la scène où ils refusent obstinément d’avancer. Ce devant de la scène qui gardera les rebus de leur passage, comme pour prouver qu’il ne s’est pas RIEN passé - car comment RIEN laisserait-il ces traces ? Et pourtant, c’est tout comme…
Alors : refus de « la dictature du spectateur » ou création autistique ?

Kontakthof, avec dames et messieurs à partir de 65 ans - Pina Baush

Je me suis contentée de la vidéo lors de Montpellier Danse 2004 et ne serait ni ce soir ni apres-demain a la Comédie de Clermont-ferrand, mais qu'est ce que ce doit être bien de voir Kontakhof en vrai !
Quelques liens (en plus de l'article du Monde aujourd'hui) : sur le site de la Comédie (tiens, Anne teresa de Keersmaeker sera aussi là-bas, en décembre), sur Dance Insider (extrait : In the beginning I had dancers who were busy with the way they looked and were afraid of losing something onstage," Pina Bausch told the New York Times in 1985. "Then I found dancers who had less to lose and they were not afraid to go somewhere further." The dancers in "Kontakthof," seen last Friday at De Singel, go very, very far. They are damen and herren of Wuppertal, the company's home, all untrained performers between the ages of 65 and 75. This clever reconstruction of "Kontakthof," a pivotal Bausch piece from 1978 based on courting rituals and male/female dynamics (the party dressed she to the dark suited he), retains its hormonal core.). D'ailleurs ici, sur le site de Pina Baush, le Kontakthof dans sa version 78.

Sidi Larbi Cherkaoui - Zero degrees

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© C. Van Der Burght sur le site de la Maison de la danse.

Plus que quelques jours avant les représentations de Sidi Larbi Cherkaoui et Akram Khan au Théatre de la Ville (nb : une alerte par e-mail prévient de l'ouverture des ventes de places hors abonnement)

Un article dans le Monde2 de cette semaine donne -entre autres choses bien sûr mais ça je vous laisse le lire- presque envie de s'expatrier à Anvers, entre SLC et Dries Van Noten (tiens : un livre...)  par exemple ;)

Je me souviens de l'homme en blanc en solo (mais avec son âne souriant - rare utilisation de vidéo qui passe la rampe, à mon avis...) au théatre des abesses (en 1999-2000 ?) et depuis de ses chorégraphies qui bousculent le non-sens ronronnant...

En bref, according to Paul Ben Itzak : Larbi, in case you haven't been reading the Dance Insider the past three years, is the hottest dance artist in Europe.

Sa bio sur le site des Ballets C de la B (site superbe ) :
Larbi Cherkaoui est né à Anvers, en 1976. Après avoir dansé pour des spectacles de variété et de télévision en Belgique, Larbi Cherkaoui étudia au P.A.R.T.S., l’école d’Anne Teresa de Keersmaeker. Parallèlement à sa formation contemporaine, il travailla avec des compagnies hip-hop (The Bang Gang Dance Compagny) et Modern Jazz (Extravadance) en Belgique.
De par la diversité de son expérience et son ouverture à toutes les formes de représentation, l’oeuvre de Larbi Cherkaoui est extrêmement personnelle, théâtrale et éclectique.
En 1995, il reçut le premier prix pour le meilleur solo de danse belge à Gand, un concours lancé par Alain Platel (Les Ballets C. de la B.). Alain Platel l’invita à prendre part à ' Iets op Bach ' (1997-1998), une pièce mêlant théâtre et danse qui partit en tournée dans le monde entier (...)
Pour ' Rien de Rien '(2000), l’intention de Larbi Cherkaoui était de comparer les différences culturelles dans le langage du mouvement. Dans ' Foi '(2003), il posait une question : ' en quoi croyez-vous ? '. Avec ' Tempus Fugit '(2004), il aborda le thème de l’absolu apparent du temps. ' Pouvez-vous contrôler votre propre temps ? '.

D'autres articles sur Ballet Dance (recherche Googe à l'intérieur du site - mais je ne retrouve rien sur le premier solo...?) et certainement à venir sur Saisons - le blog Scènes de Fluctuat.

Irrésistible photo de Akram Khan (amyandtanveer sur le site de Akram Khan Company) :
Akram_wall2

Interpréter : Julia Cima / Bagouet

L'article de Libération aujourd'hui me fait dire que j'irais bien volontiers voir Julia Cima interpréter une sélection de Solos à la cité internationale (dans le cadre du festival d'automne). Pas nécessairement le temps ni l'organisation adéquate d'ici demain, mardi 27, dernière représentation... Conclusion de la critique : "la danse y est aussi une question de poids : elle pèse au sol, s'y ancrre" - c'est précisément ce qui m'a posé problème quand je m'y suis essayé, à la danse. Sans appuis, pas de présence : un corps flottant...

Pas loin de la question de l'interprête : celle de la transmission d'une chorégraphie d'un interprête à un autre. C'est l'objet d'un documentaire qui m'avait marqu" l'été dernier (2004) à Montpellier Danse : la "passation" à des danseurs de l'opéra garnier d'une chorégraphie de Dominique Bagouet par les interprêtes "d'origine". Du "désapprentissage" des habitudes classiques. Et surtout de la force de l'interprête dès lors qu'elle "se trouve".

Plus d'infos par les Carnets Bagouet. Le docu dont je parle doit être, cf. la filmo, "histoire d'une transmission, so schnell à l'opéra" - réal. marie-hélène rebois, 1999, 54'

Ph_transmission01

(photos/dessins tirés du site Les carnets Bagouet)

Parts - Anne Teresa de Keersmaeker

Une date essentielle : les prochaines performances des étudiants de PARTS, l'école de ATDK sont programmées les 16, 17 et 18 mars 2006. Certes c'est un peu loin - dans le temps ; dans l'espace c'est à Bruxelles - mais c'est le truc à voir au-delà de l'abonnement de tout un chacun au Théatre de la ville !

A propos : je reprend ici mon commentaire sur le blog Bien culturel
En vrac et dans le désordre :
- assez d'accord avec la chronique du ATDK. Je lisais sur un autre blog (url perdue en route) que le langage chorégraphique de Salva Sanchis était encore limité... quoi qu'il en soit c'était pour moi la seule énergie de cette soirée. Anne Teresa DK elle-même semblait bien fatiguée et le jeu du "on dirait qu'on serait entre nous en répèt, ; je souffle un peu en m'épongeant avec ton pull et je reviens" faisait bricolage
- Aucun regret à avoir pour les 4 saisons de Preljocaj, vu cet été à Montpellier : sauf erreur de ma part, ni le ballet des grenouilles ni celui des flocons de neige ne sont impérissables - et que dire des soleils et autres éléments hautement symboliques d'Hyber : c'est vrai quoi, pour revisiter les quatre saisons, soyons audacieux, illustrons la météo...
- Alain Platel : j'en garde le souvenir fabuleux d'un ballet, où, entre autres éclats, étaient chantées sur scène les cantates de Bach
- je ne retrouve pas celle que je voudrais dans mon iPod ;) mais je rebondis à propos de Pina Baush au son de "all the world is green" de Tom Waits (chorégraphie de l'an passé). Peut-être moins de surprises cette année, mais tout de même !!

A suivre, en particulier avec Sidi Larbi Cherkaoui dans les prochaines semaines - lui aussi, certainement critiquable mais au moins une belle énergie avec en prime la volonté de dire un truc, de s'engager un chouyïe - et on peut relancer le débat l'art pour l'art / la provoc pour la provoc qui a secoué l'actualité festivalière cet été...