déroutant

DerouteVu dans les tentations du moribond libé, l'oeuvre de Nicolas Simarik qui s'est amusé avec les habitants d'une cité toulousaine à détourner le sacro saint catalogue de la redoute en La Déroute. Le résultat a l'air tout particulièrement intéressant et clairement chargé (ce qui est de plus en plus rare dans le paysage artistique actuel) d'une forte dose de philantropie et d'humanisme positivé.
En vente dans les bonnes fnac et chez artazart.

paname

Dansparis J'ai deux amours nanananna  nana .....
Un grand merci à Christophe Honoré pour son dernier film "dans Paris".
Il vient de m'apporter la réponse récurrente et lancinente que je me pose déjà depuis pas mal de temps : est-il possible de jouer vrai ? (cf post précedent)
Je le sais maintenant, la réponse est oui.
Dés le début du film, malgré des dialogues fabuleusement littéraires, ce qui pourrait nous éloigner de cette vérité, on oublie qu'on est au cinéma, le cul dans un fauteuil inconfortable. Ce n'est pas une image de la vraie vie, ça à la rigueur on s'en fout, mais tout y est tellement réel qu'on finit par avoir l'impression de vivre avec Johnatan et Paul. Duris et Garrel sont époustouflants, l'écriture est un doux plaisir (la chanson Duris/Preiss   Gainsbourg/Birkin) et une mention d'honneur à Nestor Burma. Mon ami Charlie m'avait parfaitement résumé le film en me disant : " au générique de fin j'étais surpris, je me sentais bien avec eux, l'impression d'avoir passé un bon moment avec des gens que je connaissais."
Encore bravo mister Honoré pour avoir su si bien retransmettre le Vrai ! et moi je vais écouter Kim Wilde ;)

le vent s'est levé

18612387A en croire certaines presses, un prix décerné par un jury international n'aurait de valeur que s'il etait remis à un jeune créateur. On peut comprendre le désarroi de cette même presse face au choix cannois.  Ken loach , non mais, vous vous rendez compte!! mais c'est du vol! Un realisateur moribond (70 ans déjà) alors que de si nombreux réalisateurs sino coréeno cambodgiens de talent attendent désésperement leur heure !!!!
On comprendra donc mieux ces critiques frustrées, comme un amant, sous bromure, la première nuit avec sa belle rencontrée au cab, qui pour épancher leur trop plein de liquide seminal, ont taxé "the wind that's shake the barley" de film ennuyeux et manichéen, poussif et j'en passe. A leur décharge, on peut toujours avancé le fait qu'ils n'ont pas du voir le film trop occupés à manger des petits fours chocolat fourrés caviar lors d'un vernissage d'une galerie post-neo-deconstructro-moderne rue du faubourg st ho. Enfin bref, tout ca pour dire que le dernier Ken Loach est tout sauf manicheen, il y fait preuve d'une finesse de vie incroyable, saisissante. Dès les premières minutes tout est dit, on sait que le fauteuil du Gaumont Alesia risque d'etre bien inconfortable. Une grande leçon de cinéma et de vie. Le seul regret que je pourrai avoir serait celui de l'age du réalisateur, si seulement Ken loach avait 30ans cela nous promettrait d'autres beaux moments de cinéma en perspective.

Et sinon je continue de lire les inrock quand même.....

bienvenue en zazonie

Zazon_1Zazon. Ca sonne comme le nom d'une héroine qui aurait pu naitre sous la plume de Quinon ou de Schultz. A peu de chose prés elle aurait pu être cette coutumiere des transports souterrains parisiens célébrée par Queneau. Quoique concernant le métro, elle en a fait un de ses terrains de jeu de predilection.
Mademoiselle Zazon s'amuse de nos réactions et nos surprises. Cette histrion urbaine manie avec délice le decalage et le non sens humour. Il y du buster keaton dans tout ca et surtout beaucoup de talent !!!  Et moi j'enfile mon maillot de bain

Prendre vie

PrendrefemmeVu par hasard l'excellent film de Ronit et Shlomi Elkabetz "prendre femme".  Le frère et la soeur  ont tiré de l'histoire de leurs parents  ce magnifique film qui se situe en Israél. La relation de couple y apparait dans toute sa complexité entre l'homme pieux  tendance  hassid et une femme refusant sa vie. Tout y est dit avec intelligence sans une once de manichéisme, prendre partie devient impossible. Un film boulversant et une interpretation de Ronit Elkabetz exceptionnelle.

beyond redemption

3enterrements Une fois n'est pas coutume, et je ne voyais pas comment passer sous silence ce petit bijoux qu'est "3 enterrements" de Tommy Lee Jones. Pour son premier passage de l'autre coté de l'objectif Tommy Lee Jones nous offre un "western" sauce moderne qui risque de marquer les annales du cinéma. Les 3 enterrements succéssifs de Melquiades Estrada vaqueros ami de  Pete Perkins servent de trame narrative sur laquelle s'appuie la redemption du "criminel" jouait par un excellent Barry Pepper. Le scénario de Guillermo Arriagas (les amours chiennes et 21 grams deux excellents Innaritu) est tout simplement époustouflant, trés borgesien quant à la photo de Menges, waou !!!! Je n'en dis pas plus

Culte !

fil de vie

Martin La frontière entre graphisme et art est souvent bien fine et ce n'est pas Martin Verdet qui me contredira. Ce graphiste qui a entre autre travaillé pour le Cube et le théâtre de la bastille a opéré un tournant de forme à la mort de sa mère. Il a alors réalisé un magnifique livre à sa mémoire (lison) tout en douceur et amour. Ce décés a également été le point de départ de "donner le jour" son film projeté dans le cadre de la compétition "premier geste"du festival les Ecrans Documentaires.

Ce film sera don visible le 19 novà 14h à l'espace Jean Vilar d'arcueil.

Pour les amoureux de Depardon, Cavalier et autres...