musée de comblain-au-pont

IMG_4486 Ce petit musée archéologique s'anime régulièrement d'expositions amusantes et sensibles grâce à l'enthousiasme de Gina Cabases.
Nous sommes une quinzaine d'artistes belges et français à y exposer sur le thème du pied: photo, vidéo, peinture, sculpture...
Ci-dessous, quelques photos des oeuvres de Isabelle BraudChristine Crozat, Marie-Paule Haar, Sibylle Hoof, Sumiko Kaï, Christian Piron, Philippe Pluchart, Marianne Ponlot and me

quelques photos de l'exposition

les pieds en Belgique

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expo/tokyo/maison godnarsky

P1130852_2 des photos ici
et là

le corps dévêtu

Tokyo Exhibition 2008-3-20 /4-30
Maison Godnarsky est un lieu de création et de vente de vêtements.
pour cette exposition, je propose de découvrir le corps,
de retirer les couches successives,
de regarder vers les tissus intérieurs
les ossements, les organes
les sculptures sont composées de ouate, drap, dentelle et perles
cousues à la main
moi, je n'y serai pas, mais le coeur y sera!
merci de votre visite sur place ou sur les blogs

Bouticoeur3258_4

bouti sur mouchoirs
30x30cm
coeur

les corps blancs

le regard de Franck Thoraval sur les sculptures...
ici ses autres films

les photos de l'exposition

Suaire2528dans cet album

"Anatomanie"

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1rein_3Exposition
avec
Diana  Quinby • dessins / Josiane Guitard-Leroux • cheveux /
Karine Jollet • tissus / Véronique Roca • cires
à l'Ecole Buissonnière,
du 12 au 25 novembre
(ouvert tous les jours de 11h à 19h)
37 rue Alexandre Dumas 75011 Paris

+ d'infos sur le blog anatomanie et sur le site de l'école buissonnière

merci

texte trouvé ici

Un jour.
Un jour, bientôt peut-être.
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien, je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D’un coup égorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements de « fil en aiguille ».
Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.
À coup de ridicules, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée, assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si dignes, mes semblables.
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une intense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idéeambition m’avait fait déserté.
Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.
Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
A force d’être nul
et ras…
et risible…

Henri Michaux,   L’Espace du dedans