Tokyo Exhibition 2008-3-20 /4-30
Maison Godnarsky est un lieu de création et de vente de vêtements.
pour cette exposition, je propose de découvrir le corps,
de retirer les couches successives,
de regarder vers les tissus intérieurs
les ossements, les organes
les sculptures sont composées de ouate, drap, dentelle et perles
cousues à la main
moi, je n'y serai pas, mais le coeur y sera!
merci de votre visite sur place ou sur les blogs
bouti sur mouchoirs
30x30cm
coeur
le regard de Franck Thoraval sur les sculptures...
ici ses autres films
dans cet album
Exposition
avec
Diana Quinby • dessins / Josiane Guitard-Leroux • cheveux /
Karine Jollet • tissus / Véronique Roca • cires
à l'Ecole Buissonnière,
du 12 au 25 novembre (ouvert tous les jours de 11h à 19h)
37 rue Alexandre Dumas 75011 Paris
+ d'infos sur le blog anatomanie et sur le site de l'école buissonnière
texte trouvé ici
Un jour.
Un jour, bientôt peut-être.
Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.
Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien, je
lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.
Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.
D’un coup égorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons et enchaînements de « fil en aiguille ».
Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.
À coup de ridicules, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par
éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation,
j’expulserai de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée,
coordonnée, assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si
dignes, mes semblables.
Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme après une intense trouille.
Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idéeambition m’avait fait déserté.
Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.
Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.
CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement,
le sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous, ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
A force d’être nul
et ras…
et risible…
Henri Michaux, L’Espace du dedans
grâce au regard de Salvatore Caputo
ma préférée...
Quelque part, je rêve de couleurs,
j'expose avec Yves Bourgain
peintre numérique...
au Château la Forêt
de Livry-Gargan
du 5 au 23 septembre
vernissage le samedi 8 à partir de 11h,
vous êtes les bienvenu(e)s!

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